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Appel à projets de 2026 pour un projet de recherche en résidence au BnF DataLab

La Bibliothèque nationale de France en partenariat avec l’IR* Huma-Num lance, pour la 6ème année consécutive, son nouvel appel à projets pour accueillir des équipes de recherche, afin d’accroître la connaissance mais aussi les possibilités d’analyse et de traitement de ses collections numériques. Les projets proposés devront faire appel à des méthodes et outils de traitement numériques.

L’objectif de l’appel est de permettre à des équipes de recherche de proposer des projets susceptibles d’être accueillis dans le BnF DataLab, qu’ils soient nouveaux ou déjà en cours, avec un accompagnement spécifique et le cas échéant un financement. De fait, la présence des chercheurs au sein du BnF DataLab doit encourager leur participation à la vie scientifique du BnF DataLab.

Les candidats peuvent proposer des sujets de recherche qui portent sur les collections numériques de la BnF (collections numérisées ou nativement numériques), s’ils entrent dans le cadre du BnF DataLab. Les projets retenus pourront bénéficier de l’aide et de l’assistance des experts de la BnF, tant d’un point de vue scientifique que technique.

Les dossiers doivent être reçus par voie électronique au plus tard le 16 octobre 2026 (17h). L’appel à projet complet et le formulaire de réponse sont consultables sur le carnet de recherche de la BnF : https://bnf.hypotheses.org/56416


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Rédaction (16 septembre 2026). Appel à projets de 2026 pour un projet de recherche en résidence au BnF DataLab. Le blog d'Huma-Num et des Consortiums-HN. Consulté le 11 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16s5c


1 réponse

  1. Objet : Proposition d’article sur l’electrochimie par Joseph Charles d’Almeida ( Paris 1822 – Paris 1880)

    Voici l’article que je propose. Voir plus bas.

    Très cordialement.

    La loi d’Almeida dans l’électrologie médicale selon Gustave Trouvé
    Dans son Manuel théorique d’électrologie médicale, Gustave Trouvé présente la loi d’Almeida comme un principe fondamental permettant de comprendre l’action chimique du courant électrique dans les tissus vivants et dans les solutions salines utilisées en thérapeutique. Cette loi s’inscrit dans le prolongement des travaux de Michael Faraday et de Antoine César Becquerel sur l’électrolyse, tout en apportant une précision essentielle : le rôle joué par l’eau dans les phénomènes électrochimiques varie selon la nature du milieu traversé par le courant.

    Selon cette loi, deux situations doivent être distinguées.

    Dans une solution saline neutre, seul le sel dissous est décomposé sous l’action du courant électrique. L’eau n’intervient pas directement dans la réaction chimique ; elle agit uniquement comme milieu conducteur et comme solvant. La dissociation ionique suit alors les règles classiques de l’électrolyse : les éléments acides migrent vers le pôle positif, ou anode, tandis que les bases et les métaux se dirigent vers le pôle négatif, ou cathode.

    En revanche, dans une solution saline acide ou alcaline, la situation devient plus complexe. Le courant électrique ne décompose plus seulement le sel : il provoque également l’électrolyse de l’eau elle-même. Celle-ci libère de l’hydrogène au pôle négatif et de l’oxygène au pôle positif. Les transformations observées résultent donc à la fois d’une action électrique directe et de réactions chimiques secondaires provoquées par les gaz issus de la décomposition de l’eau.

    Cette distinction possède une importance considérable en électrologie médicale. Elle permet de comprendre pourquoi l’effet chimique du courant varie selon le milieu traversé et pourquoi certains traitements électriques produisent des actions beaucoup plus agressives que d’autres. En milieu acide ou alcalin, l’électrolyse de l’eau amplifie l’action caustique du courant, ce qui explique la puissance corrosive de certaines méthodes de galvanocaustie chimique utilisées au XIXᵉ siècle.

    Chez Gustave Trouvé, la loi d’Almeida sert ainsi à justifier scientifiquement les phénomènes de brûlure chimique localisée, de destruction des tissus, de coagulation et de cautérisation obtenus par courant continu. Elle explique également pourquoi certaines électrodes produisent des effets acides superficiels, tandis que d’autres entraînent des actions alcalines plus profondes et plus destructrices.

    En résumé, la loi d’Almeida affirme que, dans une solution neutre, seul le sel est décomposé par le courant électrique, tandis que, dans une solution acide ou alcaline, le sel et l’eau sont décomposés simultanément. L’eau devient alors un acteur chimique direct de l’électrolyse, ce qui modifie profondément les effets thérapeutiques et caustiques du courant électrique.

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